Transhumance

Muriel MOREAU
From 2017-09-12 to 2017-09-23

Dans le cadre de Parcours des Mondes 2017, la Galerie Frédéric Moisan a l’honneur de présenter l'exposition Transhumance de Muriel Moreau accompagné de Didier Hamey.

Née en France en 1975, diplômée de l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg, c’est une artiste plasticienne et graveur. Récipiendaire de nombreux prix de gravure en Espagne, Belgique, République Tchèque et France (Prix Lacourière 2010).

"Transhumance, du latin trans, (de l’autre côté) y humus (la terre, le pays). Est un voyage de l’autre côté du monde. Un monde où nous sommes confondus avec la terre elle-même, où les tiges s’allient aux veines, les visages à la mousse et aux fleurs. Tout pousse et jaillit en circuits de terre et de forêts. A travers nos parures, cape ou chapeaux, nous rentrons dans la nuit étoilée à la découverte de nouveaux territoires, enveloppés et protégés. Les « Paillons » nous regardent. Leurs épines persistent et nous tiennent dans l’éveil du songe." Muriel Moreau


"La nature interroge la pensée plastique de Muriel Moreau (Paris, 1975). Ses réponses sont subtilement traitées à travers les sillons qui creusent le vernis appliqué sur le métal et qui seront, postérieurement, mordus par l’acide. Une technique traditionnelle comme l’eau-forte qui, modulée par l’artiste avec une maîtrise indéniable, est capable de dire des mondes, de tracer des écritures complexes, de générer des perspectives inédites et de mobiliser le spectateur devant l’image qui en résulte. Il ne s’agit donc pas d’envisager l’aspect graphique en tant que fin en soi mais en tant que composante active d’une proposition dont la densité technique dépasse celle de la simple représentation. (…)
Consciente du fait que la gravure, ainsi que toute discipline artistique, a été et se trouve en continuel processus de transformation, Muriel Moreau réfléchit au sens actuel de son usage en tant que moyen générateur d’une poétique visuelle complexe et pleinement contemporaine. Et l’artiste nous offre, au moment où Google Earth s’érige en paradigme cartographique, une manière de lire le monde dans laquelle l’être humain n’est pas un élément extérieur qui observe mais une réalité enracinée dans l’espace habité lui-même." de Carlos Delgado Mayordomo, Commissaire d’exposition, Madrid