ISE

ISE
From 2019-10-29 to 2019-11-30

ISE naît en 1967 au Nord de la France dans la ville d’Amiens. Fille d’un ingénieur textile, le fil l’entoure depuis son plus jeune âge et elle bricole avec, que ce soit en assemblant par couture des matériaux hétéroclites, en tissant, ou encore en dessinant, l’aiguille devant le crayon, aussi loin qu’elle s’en souvienne. Ise aime raconter des histoires sans dire un mot.
Bien qu’elle ait mi le fil de côté durant ses études d’Arts Plastiques il s’affirme tout au long de son parcours artistique comme élément fondateur. La technique n’étant pas enseignée pendant son cursus son approche du textile est autodidacte.
A partir de 2007, le tissu comme matériau entre dans la danse et vient habiller ses structures filaires. Cette période représente une phase d’expérimentations et de recherches techniques personnelles. En 2012, changement d’échelle, les petites pièces se monumentalisent. Surgissent les marottes, grandes figures hiératiques qui donnent lieu à la création de dispositifs scénographiques, d’installations dans des lieux choisis. Un univers onirique se construit progressivement autour de ces personnages hybrides porteurs de narrations poétiques.
Progressivement, en parallèle à ce travail brodé, émerge une recherche graphique et exploratoire sur papier alliant estampes de fil, matrices brodées, peinture sur tissus. Depuis 2017, elle crée des œuvres oscillants entre le livre d’artiste cousu et le reliquaire sophistiqué.
Les techniques et les matériaux employés sont mixtes et iconoclastes quant à la tradition de l’ouvrage de dames. Les textiles anciens et précieux, chinés sont associés à des fragments de chiffons souillés, la soie côtoie la ficelle. ISE s’approprie d’anciens savoir-faire qu’elle revisite (broderie en relief). La broderie devient sauvage et se met au service de la figuration. « J’aime brouiller les pistes, donner l’impression que mes œuvres échappent à toute datation : ni tout à fait anciennes, ni parfaitement contemporaines. Elles refusent toute inscription dans l’Histoire, si ce n’est la mienne peut-être. »